Parmi les autorités qui sont Membres de droit de notre vénérable Corporation,
nous trouvons le premier Magistrat de la Capitale, c'est-à-dire le Bourgmestre.
Dès que le Bourgmestre de la Ville est désigné, le Grand Serment de Saint-Georges met en marche la procédure pour réceptionner officiellement le premier élu de la Ville,et lui remettre, selon la forme protocolaire requise, le collier de son titre.
Seront repris ici, uniquement les Bourgmestres en fonction depuis 1830,à l'Indépendance de la Belgique.
 

1830 - 1838 : Nicolas-Jean Rouppe (1769 - 1838)

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    Ce premier Bourgmestre bruxellois, de la Belgique indépendante, est considéré de tendance libérale. 
Fait unique, cet homme est un religieux, ancien bachelier en théologie, sous-diacre de l'ordre des Carmes, communauté se livrant au jeûne et à la prière. Il abandonne l'habit religieux en 1794. Ancien commissaire près l'administration centrale du département de la Dyle et maire de Bruxelles au temps du rattachement de nos provinces à la France. Avec 497 voix contre 468 au marquis de Trazegnies, il est élu Bourgmestre de Bruxelles, le 22 octobre 1830. Il est membre du Congrès National à partir du 14 février 1831 et sera élu député de Bruxelles dans la toute nouvelle Chambre des Représentants le 29 août 1831. En sa qualité de Bourgmestre, le 21 juillet 1831, il accueille Léopold Ier au Château de Laeken. Lors des émeutes qui éclatent à Bruxelles, du fait de la publication de la liste des donateurs pour le rachat des biens belges de Guillaume d'Orange, en tant que chef de la Police, il ne parvient pas à rétablir l'ordre. Il participera également à la création de l'Université Libre de Bruxelles.
    Il décède le 3 août 1838, dans sa neuvième année de mayorat.

 

 

1838 - 1841 : Guillaume van Volxem (1791 - 1868)

guillaume-van-volxem.png   Désigné comme échevin en 1830, et réélu en 1836, le Conseil Communal désigne Guillaume van Volxem, le 13 septembre 1838, après le décès de Nicolas Rouppe, pour assurer les fonctions de bourgmestre de Bruxelles. Guillaume van Volxem a fait des études de droit et est avocat au barreau de Bruxelles. A l'indépendance de la Belgique, il a été désigné comme membre suppléant du Congrès national. En 1837 il est également devenu membre du conseil provincial du Brabant et ensuite membre de la Chambre des représentants, et ce jusqu'en 1845.

    Il est nommé ministre de la Justice le 22 décembre 1840, dans le cabinet de Jean-Baptiste Nothomb, et abandonne sa fonction communale le 14 avril 1841. Vingt mois plus tard, le 14 décembre 1942, il n'occupe plus cette charge, que Nothomb s'adjuge en plus de celle de premier ministre.

    Il quitte la vie politique en 1845, à l'âge de 54 ans.

 

 

 

1841 - 1848 : Ferdinand-Joseph Wijns de Raucourt (1779  - 1857)

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Wijns est avocat. Il remplace Van Volxem. C'est sous son mayorat, en 1844, que quelques réformateurs sociaux d'origine allemande viennent s'installer à Bruxelles: Karl Marx, Karl Grün, Friedrich Engels et ils y établissent le siège de la Fédération communiste. C'est à Bruxelles que Marx et Engels, rédigent en 1847, le Manifeste du parti communiste, base doctrinale du socialisme. C'est également pendant son mandat qu'il y a la création des Galeries couvertes dites Saint-Hubert, entre la rue du Marché-aux-Herbes et la rue Montagne-aux-Herbes-potagères en 1845. Le 20 septembre 1848, le bourgmestre Wijns donne sa démission.


 

 

 
 
 
 
 
 
1848 - 1860: Charles de Brouckère (1796 - 1860)

charles-de-brouckere.png    La famille de Brouckère s'est illustrée en Belgique. Henri de Brouckère fut Premier ministre. Charles, son frère, est bourgmestre de la ville de Bruxelles du 5 octobre 1848, en remplaçant Wijns, jusqu'à sa mort en 1860. Durant son mandat, il a développé grandement Bruxelles, notamment par de grands travaux, comme l'instauration d'un important réseau d'eau potable ou le percement de l'avenue Louise. Il fut également professeur d'économie à l'Université Libre de Bruxelles. Sous la direction hollandaise, il est député des Etats Généraux. Lors de la révolution de 1830, il  s'affirme en faveur de  l'annexion de la Belgique à la France.  Il fut élu au Congrès National. Il eut les portefeuilles de ministre, successivement, des finances, de l'intérieur et de la guerre, mais  pour chacun pendant de courtes périodes, de février à septembre 1831. Il participa à la création de la Banque nationale de Belgique en 1835. En 1851, le 2 décembre, il y  a un coup d'état en France et Bruxelles devient le refuge de nombreux proscrits et bannis volontaires: Victor Hugo, Proudhon, Bancel, Deschanel, Duprat, Madier-Montjeau, Challemel-Lacour, etc. C'est sous son mayorat qu'a lieu le mariage du duc de Brabant (le futur Léopold II) avec l'archiduchesse Marie-Henriette d'Autriche. Un violent incendie ravage le théâtre de la Monnaie le 21 janvier 1855. Les fêtes commémoratives du 25e anniversaire de l'inauguration du Roi Léopold Ier se déroulent les 21, 22 et 23 juillet 1856.
 
 
 
 
 
1860 - 1863: André-Napoléon Fontainas (1807 - 1863)

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Le 29 décembre 1860, l'échevin Fontainas ceint l'écharpe du bourgmestre de Bruxelles. Il ne reste pas longtemps en fonction, puisqu'il décède le 19 juillet 1863. A sa mémoire, on édifie la Cité Fontainas, sorte d'Hôtel des Invalides, destiné à recueillir un certain nombre d'instituteurs et institutrices retraitées de l'enseignement communal. Ce édifice sera inauguré le 26 septembre 1867.







 
 
 
 
 
1863 - 1879:  Jules Anspach (1829 - 1879)

jules-anspach.jpg    Le 5ème bourgmestre de Bruxelles, a une ascendance Suisse. En effet, son Grand-Père, Isaac-Salomon Anspach, séjourne à Bruxelles de 1784 à 1793, où il est exilé, pour des raisons politiques. Il retourne dans sa patrie cette même année 1793. Son père, François Anspach, qui est né à Bruxelles, pendant l'exil de son propre père Isaac, vient s'établir à Bruxelles pour des raisons économiques.  Il devient également suppléant au tribunal de Commerce, administrateur de la Banque de Belgique et directeur de la Caisse Hypothécaire. Il a très rapidement des activités politiques et devient membre de la Chambre des Représentants et conseiller communal de Bruxelles en 1845.
    
    Jules Anspach fait des études universitaires à l'Université Libre de Bruxelles, où il acquiert un diplôme de Docteur en droit, en 1851. Il suit le chemin tracé par son père, et devient conseiller communal de Bruxelles en 1857, sous le mayorat du bourgmestre Fontainas. Celui-ci décède le 19 juillet 1863 et le 15 octobre de cette même année, alors qu'il n'a que 34 ans, il est nommé bourgmestre de Bruxelles pour remplacer Fontainas. Il assumera cette charge jusqu'à sa mort en 1879.

    On le considère comme un des plus grands bourgmestres, sinon le plus grand, qu'ait connu Bruxelles. C'est "le  bourgmestre bâtisseur". En effet, lorsqu'il commence son mandat, l'aspect de Bruxelles n'est pas brillant et même franchement épouvantable. Il se lance donc dans une série impressionnante de grands travaux. Les plus importants, sont le percement des boulevards du centre et le voûtement de la Senne, cours d'eau qui a perdu son utilité de voie navigable et qui est le facteur d'insalubrité du bas de la ville. Ces travaux sont la cause de nombreuses expropriations, dont près de 1100 maisons, et entrainent la destruction de nombreux coins historiques et typiques de la ville. L'aspect général du Bruxelles actuel, est dû à cet homme volontaire.
 
1879 - 1881: Félix Vanderstraeten

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    L'échevin Vanderstraeten eut le périlleux honneur de prendre la direction de la capitale à la suite du grand Jules Anspach, décédé le 19 mai 1879. Il eut à arbitrer les nombreuses discussions, en Conseil communal, concernant l'application de la nouvelle législation scolaire. Son échevin de l'Instruction publique était Charles Buls. Sous son mayorat, il y eut aussi la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de la Belgique, et un des éléments majeurs de ces fêtes fut l'exposition jubilaire, montrant tout ce qui avait été réalisé en un demi siècle.
    Le 17 décembre 1881, du fait de problèmes de santé, le bourgmestre Vanderstraeten donnait sa démission.





 
 
 
1881 - 1899: Charles Buls (1837 - 1914)

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    Charles-François-Gommaire Buls, avait déjà, pendant certaines absences de Vanderstraeten, assumé, les fonctions de bourgmestre, ad interim. Il fut nommé bourgmestre par le roi. C'est Emile André qui lui succéda à l'Instruction publique. Son mayorat voit l'inauguration du Palais de Justice en 1883. En 1884, les élections législatives donnent la majorté aux catholiques et nationaux-indépendants et les libéraux sont réellement écrasés. En avril 1885 un troisième parti entre dans l'arène politique: le Parti ouvrier belge (P.O.B.) et l'organe quotidien du parti est le journal Le Peuple, dont le premier numéro sort de presse le 13 décembre. Les années 1890 à 1893 virent de violentes manifestations pour la révision de l'article 47 de la Constitution, soit en faveur du Suffrage Universel (S.U.). Le bourgmestre est agressé violemment en rue. Le 18 avril, un projet de loi accordant le S.U., tempéré par le vote plural, est adopté. Le calme revient. Le 23 janvier 1891, le prince Baudouin, héritier du trône, décède brusquement. C'est Buls qui fait frapper d'une servitude architectonique, l'ensemble des façades de la Grand-Place, de manière à assurer leur conservation. En échange d'une modique redevance des propriétaires, la Ville prend en charge l'entretien des façades. De ce fait, ce joyau architectural est préservé de l'enlaidissement ou de la destruction.
    Le 16 décembre 1899, brusquement, Buls donne sa démission. La raison la plus plausible, serait son désaccord  avec le roi, qui a l'intention d'ériger le Palais des Beaux-Arts sur le versant de la Montagne de la Cour. Pour Buls, passionné d'histoire et d'esthétique urbaine, ce projet ne peut que faire du tort à l'esthétique de la vieille ville.
 
 
1899 - 1909: Emile Demot (1835 - 1909)

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    Emile, André, Jean Demot, échevin du Contentieux, succède à Charles Buls à la direction de la Cité. Il a fait des études de Droit à l'Université Libre de Bruxelles, devient avocat et bâtonnier de l'ordre. Au moment où il entre en fonction, les finances de la Ville sont dans une situation difficile et il a le mérite de redresser la situation. Son mayorat sera occupé par la préparation des fêtes du 75ème anniversaire de l'Indépendance de la Belgique et de l'Exposition Universelle de 1910. En tant que Franc-maçon, il se fait défenseur acharné de la Justice et s'intéressera tout particulièrement aux problèmes scolaires (Une école primaire, située rue Haute, porte son nom). Il décède le 23 novembre 1909. Demot fut un grand Bourgmestre. Il consacra ses grandes facultés, sa haute intelligence, entièrement à la Ville de Bruxelles. Il fut le Bourgmestre de tous les Bruxellois.


 
 
 
 
 
1909 - 1939: Adolphe Max (1869 - 1939)


max036.jpg    Adolphe Max, naît le 30 décembre 1869 au n°7 de la rue des Ursulines, maison où vécurent son père et son grand-père. Il restera fidèle à cette demeure familiale, où, avec son frère Georges, il vécut en célibataire jusqu'à son décès. Il fait ses humanités anciennes à l'Athénée de Bruxelles (rue du Chêne) et obtient son diplôme de fin d'études moyennes avec le plus grand fruit en août 1896, à moins de 17 ans. Il entre à l'université libre de Bruxelles, et, en quatre années, au lieu de cinq, il parcourt le cycle complet de la candidature en philosophie et lettres et des études juridiques. Il est proclamé, avant sa 21e année, docteur en droit avec distinction, le 3 novembre 1890. Après son stage chez Louis Huysmans, il est inscrit au tableau de l'Ordre des avocats le 18 décembre 1893.

    Le 6 octobre 1896, Max est installé comme conseiller provincial du Brabant. Il pose sa candidature aux élections communales du 18 octobre 1903 et est élu quatrième sur la liste libérale avec 16.188 voix de préférence. Quatre ans après avoir été désigné comme conseiller communal, le Bourgmestre De Mot le propose au conseil, comme cinquième échevin, en remplacement de Bruylant démissionnaire. C'est l'échevinat de l'Assistance publique, de la bienfaisance et du Contentieux qui lui est confié. En 1908-1909, pendant l'absence de l'échevin Lepage, éloigné pour raisons de santé, c'est Max qui assure l'intérim de la direction de l'Instruction publique. Lepage décède le 10 octobre 1909 et le 22 novembre c'est le Bourgmestre De Mot qui est emporté par la maladie.

    Le 6 décembre 1909, Adolphe Max est nommé Bourgmestre de la capitale, par arrêté royal.
Certains s'étonnent de la nomination de ce jeune échevin.  On peutn peut-être, l'expliquer pour plusieurs raisons:

    - le roi Léopold II l'appréciait par son travail lors de son mandat au sein du Conseil supérieur du Congo.

    - Il est connu comme homme politique modéré. Il acceptait les vues larges de l'alliance avec le parti de gauche. Sa gestion va dans le sens de l'amélioration de la classe ouvrière.

    - C'est un homme à moralité affirmée et tolérant. Il le prouve dans les affrontements en Conseil communal et comme mandataire de la Province de Brabant.

    - Il est excellent administratif. Il accepte toutes les tâches, il examine les dossiers en profondeur, ses arguments sont clairs et précis.

    - Comme homme tout simplement, son honnêteté, sa rigueur, son adaptation aux contingences de la vie, sont reconnues par tous ses collègues. Son absence de sectarisme le rend attrayant.

    Quelques jours plus tard, le 17, le roi Léopold II est emporté par une embolie

    Le 26 septembre 1914, Max, refusant à l'occupant, le droit de travestir, par voie d'affiche, le succès des troupes françaises, est arrêté par les Allemands, et envoyé à la forteresse de Glatz, où il reste au secret jusqu'au 26 novembre 1915. Il est ensuite transféré à la prison de Celle Schloss. Le 12 octobre il part pour Berlin. Le 29 janvier 1918 il regagne Celle Schloss, où il est mis au cachot. Un peu plus tard il est de nouveau envoyé à Berlin où il reste de mars à octobre 1918, pour passer ensuite à Goslare, prison d'où il s'évade le 13 novembre, muni d'un faux passeport. Le 15 novembre, Max est à Bruxelles et le 17 novembre, le Conseil communal l'accueille, à son retour d'Ophem, où il a été appelé par le roi Albert Ier. Pendant tous les jours qui suivent il est honoré par la foule bruxelloise et de nombreux messages de Belgique et de l'étranger. Le 21 novembre, le roi Albert Ier l'élève à la dignité de Ministre d'Etat. Le 25 novembre, il est nommé membre du Conseil de discipline du Barreau d'appel de Bruxelles. Le 6 février 1919, il est élu membre de la classe des Sciences et lettres de l'Académie royale de Belgique. Cette même année, il est déclaré citoyen de Paris, bourgeois d'Edimbourg, docteur honoris causa de l'Université d'Aberdeen, nommé président d'honneur du Conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles. Il est promu grand-officier de l'Ordre de Léopold, avec liseré d'or, par arrêté royal du 31 juillet  1919, avec citation à l'ordre du jour de la Nation: "Chef admirable d'une cité qui a mérité une seconde fois son titre de capitale de la Belgique indépendante, fut, dès l'invasion, un exemple pour le pays et donna le ton à la résistance civique aux heures sombres de 1914; il sut braver l'ennemi pour clamer son espérance et sa foi; déporté, emprisonné, soumis à un traitement rigoureux, il continua, par son attitude fière et courageuse, à soutenir le moral de ses concitoyens et à honorer Bruxelles et la Belgique".

    Le bourgmestre A. Max était très attaché aux Arbalétriers de Saint-Georges. C'est lui qui fait reconnaître officiellement par le Collège communal, les propositions  de l'archiviste de la Ville G. Desmarez, à savoir le titre de Grand Serment Royal et de Saint-Georges et la concession d'un diplôme de reconnaissance de filiation du Serment de Saint-Georges avec le Grand Serment de Notre-Dame. La résolution du Collège, adoptée en séance du 4 avril 1927 et contresignée par le roi Albert au mois de juillet.

max-et-roi037.jpgLe roi Albert Ier et le Bourgmestre A. Max 
chez les Arbalétriers de Saint-Georges

    Le cours de ses activités sera bouleversé par la mort accidentelle, le 17 février 1934, du roi Albert, suivie de celle, également accidentelle, en suisse, de la reine Astrid, le 29 août 1935.

    Par la suite, Max, toujours dans la simplicité, représenta la Belgique aux cérémonies du centenaire de l'Indépendance du Brésil. En 1932, il est promu grand-cordon de l'Ordre de Léopold; au mois de juin 1934, il est accrédité comme ambassadeur en mission spéciale pour notifier l'avènement du roi Léopold III au président de la république de Pologne; en mars 1935, la grand-croix de la Légion d'honneur lui est remise par l'ambassadeur de France, Paul Claudel. 

    Le 22 octobre 1939, on commémore la bataille de l'Yser. Il fait très froid et humide. Max participe à l'hommage qui est rendu au monument anglais et au Soldat Inconnu, comme chaque année, tête découverte, par respect pour la bienséance. De cette imprudence, la grippe l'assaille et évolue en broncho-pneumonie. Pour la première fois de sa carrière, il est dans l'impossibilité d'être présent aux cérémonies du 1er novembre. Malgré son état, il remplit ses obligations administratives. Le 6 novembre, un lundi, dans la matinée, la reine Elisabeth lui rend visite et lui apporte des roses des serres de Laeken. Il est bouleversé de ce geste royal, qui lui rappelle la visite que le Roi Léopold III lui fît en août 1934, à la clinique où il avait subi une intervention chirurgicale. Le même jour, à midi, il succombe à sa maladie, quelques semaines avant son 70e anniversaire. 

    Max donna un ultime témoignage de sa simplicité par son refus de funérailles nationales auxquelles son rang de Ministre d'Etat, lui donnait droit. Il avait prescrit des obsèques des plus modestes, renonçant à la participation de l'armée, d'une musique, de sonneries de clairons et de cloches, de tout discours.

1939 - 1956: Frédéric-Joseph Van De Meulebroeck (1876 - 1958)
 
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Le Bourgmestre Van De Meulebroeck, dans la cour de l'Hôtel de Ville de Bruxelles, accueille le Maréchal Montgomery à la Libération de la Capitale. Derrière le Maréchal, le Colonel belge Piron, commandant de la Brigade ayant participé à la libération de la Ville.

    Médecin, Député, Van De Meulebroeck commence à la Ville comme échevin des Travaux Publics. Il succède à A. Max, comme Bourgmestre de Bruxelles en 1939. Exerce cette magistrature en deux temps, de 1939 à 1942. Pendant l'occupation par l'armée allemande, est démis de ses fonctions, lorsque les échevins sont remplacés par des "Rexistes" et des membres du VNV.
    Il reprend ses fonctions de Bourgmestre, lors de la libération de Bruxelles en septembre 1944 jusqu'en 1956. Est fait Baron par le Roi.

 

1956 - 1975: Lucien Cooremans (1899 - 1985)

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 Député libéral de l'arrondissement de Bruxelles 1944 - 1946, 1949 - 1960.

Lucien Cooremans et son échevin des travaux publics, établissent, une commission consultative de l'Urbanisme pour étudier la possibilité de créer des "ilots". Un règlement  de normes strictes d'urbanisme sont établies, visant à interdire toute construction moderne et restaurer, harmoniser et conserver les façades existantes. Ce plan est adopté le 21 mars 1960. Un Arrêté Royal concrétise ces décisions du Conseil Communal le 24 août 1960, et crée sept "ilots" à protéger.

En avril 1961, à son initiative, l'Union des Capitales de la Communauté Européenne est solenellement constituée, à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, le jeudi 27 avril 1961.

Il fut Président d'Honneur de l'association des commerçants de "l'Ilot Sacré".

 Lucien Cooremans, échevin des Travaux publics en 1951, présente au gouvernement, avec le Bourgmestre Van De Meulebroeck, une ébauche d'Exposition Universelle, qui se réalisera en 1958. Le thème de cette exposition sera: La technique au service de l'homme. Le progrès humain à travers le progrès technique. Pour un monde plus humain. La surface occupée par l'exposition est de 200 ha, et le clou en est l'Atomium, c'est-à-dire une molécule cristalline de fer agrandie 165 milliards de fois. 

1975 - 1983: Pierre Van Halteren (1911-2009)
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Il a fréquenté l'Athénée d'Ixelles. Ingénieur et Notaire. Entre au Conseil Communal de Bruxelles en 1961 et devient Echevin de l'Assistance publique. En 1970, est nommé Echevin de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et ds Oeuvres sociales. Il est nommé Bourgmestre le 30 août 1975. Pierre Van Halteren fut également Président du parti libéral de Bruxelles, Secrétaire Permanent de la Compagnie des Notaires de Bruxelles, Président d'Honneur du Bruxelles Royal Yacht Club. Pierre Van Halteren est décédé le 23 septembre 2009.






 

 

1983 - 1993: Hervé Brouhon (1924 - 1993)

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Siège au Conseil communal de 1950 à 1993 en tant que membre du Parti socialiste.

Bourgmestre de la Ville de Bruxelles de 1983 à 1993.

Fut parlementaire national de décembre 1971 à octobre 1978.

Ministre de la Prévoyance sociale en 1965 - 1966.

 

 

 


 

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Le Chef-Doyen en visite à Saint-Georges, 44 rue des Six-Jetons

1993 - 1994: Michel Demaret (1940 - 2000)

demaret-c060.jpg    Après des débuts d'employé, comme "Videur" d'une boîte de nuit "La Frégate", dans le centre de Bryxelles, passe comme fonctionnaire à la Tour du Midi, tour d'une hauteur d'environ 165 m, construite par l'Etat à proximité de la Gare du Midi (d'où son nom), et regroupant les différents organismes s'occupant des pensions de retraite et de survie. C'est dans ces fonctions, que M. Demaret commence à être connu de la population.  

    Il entre au PSC (Parti Social Chrétien) et devient conseiller communal à la Ville de Bruxelles. Il obtient un nombre important de voix de préférence, qu'il récolte parmi la population du bas de la ville. Son sens pratique pallie ses carences culturelles et son ignorance. Il est échevin de l'Urbanisme et des Travaux Publics durant deux législatures. Michel Demaret acquiert une réputation de travailleur, ayant une très bonne connaissance de ses dossiers. Il siège comme député au Parlement bruxellois et ses partisans le qualifient d'homme au grand coeur.

    Il devient rapidement une figure folklorique du tissus bruxellois, pratiquant une philosophie très particulière. Il est très prisé par les bruxellois de souche, qui l'appellent famlièrement dans leur langage populaire "Dikke Mich". Connu pour ses excès de langage, il est l'auteur de nombreuses citations qui marquèrent l'esprit des belges, et qui, pour certaines d'entre elles, suscitèrent un émoi certain dans une frange de la population.

     Au décès de Hervé Brouhon, il devient Bourgmestre, mais son mayorat sera éphémère (20 juillet 1993 au 24 mars 1994). A l'occasion de la visite du Pape en Belgique, suite à une de ses déclarations signifiant le peu d'admiration qu'il a pour le Saint Père, son Président de Parti met fin à son règne en le forçant à la démission.

    Quelques jours après avoir été trouvé en possesion d'une forte somme d'argent, à son retour de Suisse, il est sous le coup d'une inculpation de corruption, et meurt soudainement le 9 novembre 2000.

 

demaret-reception-1.jpgRéception du Chef-Doyen, 44 rue des Six-Jetons

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Premier Tir du Chef-Doyen

1994 - 1995: Freddy Thielemans (1944 -

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    Régent en langues germaniques et Gradué en sciences commerciales

    Débute son itinéraire politique chez les Jeunes Socialistes.

    En 1983, devient chef de Cabinet du Bourgmestre Hervé Brouhon, et la Section du Parti Socialiste de Bruxelles-Ville en fait son Président. Aux élections communales de 1988, il est élu Conseiller communal. Il détient l'Echevinat des Beaux-Arts, et a la charge des Affaires culturelles, des Musées communaux, des Bibliothèques er des Archives et assure la coordination des activités se déroulant sur la Grand-Place.

    En 1993, le Collège lui confie, en plus, la charge de l'Instruction Publique.

    Le 28 avril 1994, à la suite de la démissio du Bourgmestre PSC Michel DEMARET, il devient Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, charge qu'il assure jusqu'au 9 janvier 1995. A cette même date il reprend les fonctions d'Echevin de l'Instruction Publique et la charge des Bibliothèques.

    De mai 1995 à juin 1999, il remplit le mandat de Conseiller Régional Bruxellois. Le 20 juin 1999 il est élu ensuite en qualité de Député Européen. Les élections communales de 2000 produisent un changement de majorité, et elles le conduisent, dès janvier 2001, une nouvelle fois au mayorat de la Ville de Bruxelles, ce qui lui fait abandonner son mandat de Député Européen. Il est réélu Bourgmestre lors des élections du 8 octobre 2006 et du 14 octobre 2012. Il abandonne son mandat de Bourgmestre le 13 décembre 2013 au profit d'Yvan MAYEUR. Déjà Président du CA du Parc des Expositions, le 1er janvier 2014, il devient Secrétaire Général du Parc des Expositions de Bruxelles.

Il fut également élu administrateur coopté au Conseil d'Administration de l'Université Libre de Bruxelles en 2006 pour un mandat de deux ans. Le 3 mars 2008 il est reconduit pour un deuxième mandat et réélu le 8 mars 2010 pour un troisième mandat.

    Polyglotte de qualité, il a enseigné les langues germaniques dans le réseau secondaire. Le Bourgmestre Thielemans a également des talents évidents de dessinateur et un doigté étonnant, une aptitude réelle pour la caricature.

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Première Réception du Chef-Doyen, 44 rue des Six-Jetons
   
 
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  Premier Tir du Chef-Doyen
 

1995 - 2000: Chevalier François-Xavier de Donnea de Hamoir (1941 -

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    Licencié en Sciences économiques appliquées de l'Université catholique de Louvain (UCL)franois-xavier-de-donnea-1.png

    Master of Business Administration (University of California at Berkeley)

    Licencié en Sciences économiques (UCL)

    Docteur en Sciences économiques (Nederlands Economische Hogeschool, Erasmus Universiteit, Rotterdam)

    A enseigné à l'Université de Louvain, dont il est Professeur émérite depuis 2006.

    A enseigné aux Facultés universitaires de Mons et à l'Ecole des Administrateurs militaires.

    De 1974 à 1976: Chef de Cabinet du Secrétaire d'Etat aux Affaires économiques

    1976 - 1977: Chargé de Mission avec rang de Chef de Cabinet adjoint du Ministre du Commerce extérieur.

    1977 - 1979: Administrateur de l'Office belge du Commerce extérieur.

    De juin 1983 à octobre 1985:Secrétaire d'Etat à la Coopération au Développement.

    De novembre 1985 à mai 1988: Ministre de la Région bruxelloise (Président de l'Exécutif régional) et Ministre de la Défense Nationale.

    Formateur du Gouvernement bruxellois en 1995 et en 1999

    De octobre 2000 à juin 2003: Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale.

    Monsieur François-Xavier de Donnea a été Conseiller communal de mars 1983 à décembre 2006 et Bourgmestre de la Ville de Bruxelles du 3 janvier 1995 au 11 janvier 2001. Il a également été Sénateur.

    Ministre d'Etat, il est actuellement Membre de la Chambre des Représentants et, du 17 juillet au 19 septembre 2008, fut un des trois médiateurs royaux, chargés par le Souverain, d'identifier les garanties qui peuvent être présentées pour entamer un dialogue institutionnel crédible.

    François-Xavier de Donnea a été, et est Administrateur de divers organismes publics et privés. Il est détenteur de nombreuses distinctions honorifiques.

    C'est sous son mayorat à la Ville de Bruxelles, que les locaux du Borgendael, Place Royale, furent attribués aux Arbalétriers du Grand Serment Royal et de Saint-Georges.

 
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Réception du Chef-Doyen, 44 rue des Six-Jetons

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Premier Tir du Chef-Doyen
 

2000-2001        : Marion Lemesre (1954 -

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Licenciée en journalisme et communication sociale de l'Université Libre de Bruxelles. Après ses études, devient rédactrice publicitaire, puis journaliste et animatrice à Radio Contact. Elle devient ensuite Conseiller au sein de cabinets ministériels libéraux.

Conseillère communale à la Ville de Bruxelles depuis 1982.

Echevine de la culture, de la Jeunesse et du tourisme de 1994 à 2000.

Chef du Groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles

Députée bruxelloise depuis 1989. Vice-Présidente du Parlement bruxellois depuis 2004, et chef de file de l'opposition libérale à la Ville de Bruxelles.   

A assuré la fonction de "Bourgmestre déléguée" pendant une période intérimaire d'environ trois mois, en 2000 (du 18.10.2000 au 8.01.2001), et de ce fait, est devenue la première femme bourgmestre.

 
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Réception et époussetage des "Chausses" de la Chef-Doyen, Place Royale

 

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Premier Tir de la Chef-Doyen

 

 

2001 - 2014       : Freddy Thielemans (1944 -

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2ème Réception, Place Royale
 
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2ème Tir


Mayeur yvan m 2014 -           : Yvan MAYEUR (1960 -

Assistant social de formation.

Yvan MAYEUR entame son engagement et ses activités politiques au Parti Socialiste dans les années 80 en prenant place sur les bancs de la Chambre des Représentants. Il est Député de 1989 à 1995 et de 1999 à 2014, préside la Commission des Affaires Sociales. Depuis 2014 il assure la Présidence de l'Intercommunale VIVAQUA.

Depuis 1995 il est également Conseiller Communal à la Ville de Bruxelles et Président du CPAS de la Ville jusqu'en 2013

En 2000 et 2003 il sera initiateur et rédacteur de deux propositions de lois fédérales concernant l'usage des standards ouverts et des logiciels libres par les administrations.

De 2005 à 2008 il est également Président d'IRIS (Réseau des hôpitaux plublics bruxellois).

Est désigné Bourgmestre de la Ville de Bruxelles le 16 décembre 2013, à la suite de la démission du Bourgmestre  Freddy THIELEMANS, et entre en fonction en janvier 2014. Il a la charge des politiques de Sécurité, de Prévention et des Grands Projets.

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Réception du Chef-Doyen le 8 mai 2014, Place Royale

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Premier Tir du Chef-Doyen

Sources:

    1. Bruxelles, Esquisse historique, LOUIS VERNIERS, ED. A. De Boeck, 1941.

    2. Les cahiers historiques, Les trois anniversaires d'Adolphe Max, LEON GEERTS, 1970.

    3. Les bourgmestres de Bruxelles depuis 1830, A. DUBOIS, Bxl, 1897.

    4. Chronique des événements les plus remarquables aarivés à Bruxelles de 1780 à 1827, GALESLOOT.

    5. Bruxelles à travers les âges, L. & P. HYMANS, Bruylant Bxl, 1882-1885

    6. Bruxelles communal et pittoresque, A. MABILLE, 1887.

    7. Abrégé de l'Histoire ecclésiastique, civile et naturelle de la Ville de Bruxelles et de ses Environs, avec la description de ce qui s'y trouve de plus remarquable, Abbé MANN, Imp. Lemaire, 1785.

    8. Histoire de Belgique, H. PIRENNE, Bxl.

    9. Histoire de Bruxelles, G.-H. DUMONT, Ed. Le Cri, 1997

    10. Adolphe Max, LUCIEN COOREMANS et MINA MARTENS, Ed. Weissenbruch, 1964.

    11. Pourquoi Pas?, Adolphe Max, 25 ans après, 1964.

    12. Le Soir, Il y a un quart de siècle, Adolphe Max mourait à Bruxelles, 1964

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