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Communes bruxelloises

Bruxelles

     Bruxelles, notre Capitale, se retrouve déjà en 966 sous l'écriture Bruocsella, dans la rédaction d'un document attribué par l'Empereur Otton 1er. Bruxelles aurait donc pour origine les mots celte "bruoc" (marais) et latin "sella" (habitation). Ce seraient dès lors les marécages de la Senne qui auraient formé le nom Bruocsella pour signifier l'habitation ou le manoir, le palais du marais. Il y a deux éléments qui jouent un rôle majeur pour Bruxelles à cette époque. Les marais, tout d'abord, qui constituent, par leur nature, une défense évidente, stable et ferme du premier castrum de l'île Saint-Géry. Mais il y a également et surtout la Senne, qui du point de vue économique a un rôle primordial dans le développement de Bruxelles. En effet le transport de tous les produits, notamment de première nécessité, s'effectue, depuis les zones proches ou de régions plus éloignées, au moyen de diverses embarcations, jusqu'aux rives de Bruxelles. Ce sont ces données, ces ingrédients qui conduiront à la naissance de la Ville de Bruxelles. 

     Bruxelles ville occupe une surface de 32,6 Km2, compte un peu plus de 171.000 résidants parmi lesquels plus de 163 nationalités.

Anderlecht

     C'est une commune conséquente et ancienne de l'agglomération. Pour une superficie de 17,7 Km2, elle compte pratiquement 16.000 habitants. Son nom est déjà cité il y a plus de 960 ans, sous une autre version : Anderlech. D'où vient donc ce nom. Des chercheurs éclairés se sont penchés sur l'étymologie. Ils nous disent que "Ander" pourrait être l'adjectif flamand qui veut dire "autre", et "lech" ou "lecht", finale actuelle utilisée, aurait pour origine le "lach" saxon, voire "lake", voire encore "loch" de l'anglo-saxon, tel qu'on le connaît dans le terme "Loch Ness" qui situe le fameux lac des Highlands d'Ecosse, hors duquel apparaîtrait de manière récurrente le non moins fameux monstre marin. Et donc la traduction de lech ou lecht serait "lac", mais de manière plus plausible pour l'endroit " un fossé rempli d'eau". Anderlecht pourrait dès lors se traduire soit par "l'autre lac", soit "l'autre fossé rempli d'eau".

     Un botaniste, spécialiste de la linguistique, considère plutôt que "Ander" serait une contraction du terme flamand "Andoren" qui qualifie, dénomme une plante herbacée du genre Marrubium, le Marrube, de la famille des Lamiaceae, et que l'on trouve au bord des chemins, dans les terrains vagues, qui a une odeur de thym et dont les feuilles ressemblent à celles de la menthe.

    Le choix est donc ouvert !

SCHAERBEEK

     Le débat sur l’origine du nom de la commune de Schaerbeek est loin d’être clos. Certains affirment que le nom aurait pour origine le nom du Chevalier Everin de SCARENBEKE et dont le château était situé au nord de Bruxelles.

     Pour d’autres c’est le ruisseau appelé Maelbeeck qui détermine la provenance de la dénomination Schaerbeek, du fait que jadis le Maelbeeck avait pour nom Schaerbeek. Schaerbeek s’orthographiait Scarenbecca en 1120, Scarenbeke en 1138, Scharenbeke en 1286, Scharebeek en 1702 et enfin Schaerbeek depuis 1841. Il aurait pour étymologie l’accouplement du mot franc SCHAER (entaille) et du mot BEEK (ruisseau), et donc Schaerbeek signifierait le ruisseau dans l’entaille ou mieux aux rives escarpées.

     Inutile de dire que la première version n’est pas très vraisemblable. En c’est la noblesse qui se détermine par  le nom du lieu de leurs terres et non pas le nom du Noble qui traduit l’appellation du lieu.

     Si on estime qu’il y avait déjà des traces d’habitants à Schaerbeek  à l’époque du Néolithique, une mention du nom de la commune se retrouve dans un acte de l’Evêque de Cambrai de 1120, qui parle de l’attribution des revenus des églises de SCARENBEKE. Ce sont les Ducs de Brabant qui possèdent ce territoire à cette époque. Et il y a entre autres, le Sire EVERWIN de SCARENBEKE qui, au XIIe siècle, vit dans une sorte de construction fortifiée, dénommée Château la Motte, au bord du Maelbeek. Cette habitation subsista jusqu’au XVIIe siècle. Au Moyen Âge, le duc Jean II de Brabant englobe Schaerbeek dans la « Cuve de Bruxelles ». Il est curieux de constater qu’à cette époque, les Schaerbeekois utilisent des ânes comme moyen de transport. On appelle d’ailleurs Schaerbeek, le pays des ânes parce que l’élevage à cet endroit est réputé depuis les croisades.   

     La commune qui s'étend sur 8,1 Km2, compte un peu plus de 130.500 habitants.                                                           

Etterbeek

     Etterbeek, commune moyennement importante de l'agglomération bruxelloise, signifierait ruisseau tumultueux ! Cette commune aurait vu le jour en bordure d'un ruisseau, en l'occurrence le Maelbeek, dont la traduction littérale devrait être "ruisseau à moudre". Ce cours d'eau qui prend sa source à proximité de l'Abbaye de la Cambre, fut fort utile pendant de nombreuses années aux meuniers, grâce au courant qui permettait d'actionner leurs moulins. Comme beaucoup de cours d'eau dans l'agglomération bruxelloise, il fut voûté, notamment, en ce qui le concerne, parce que lors de fortes pluies ou orages, il débordait et provoquait l'inondation des caves des habitations.

     Sur 3,1 Km2, la commune compte un peu plus de 42.200 habitants.

    L'orthographe du nom Ixelles provient d'une traduction du flamand Elseele par une mauvaise adaptation qui a abouti ultérieurement à la traduction flamande Elsene. Cette traduction est elle-même une altération de l'ancien nom Elzele, qui émane de Els (aulne) et zelle (littéralement groupe de maisons). Ces maisons qui étaient situées près des aulnes (arbre à bois léger de la même famille que le bouleau) a logiquement donné la composition du nom. Autre déduction, anciennement Ixelles avait beaucoup d'étangs, or l'aulne croît souvent en bordure de bassins d'eau.

     On remarque aussi que le x dans l'orthographe d'Ixelles serait une pratique des copistes du Moyen Âge qui changeaient les doubles "s" par une croix soit un "x". Ceci se retrouve notamment dans le nom de la Capitale: Brussel est devenu Bruxelles.

Molenbeek-Saint-Jean

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Isabelle la Sportive

     On a souvent décrit l'Infante Isabelle absorbée par ses méditations mystiques, visitant les monastères, en un mot enfermée dans ses dévotions. Or, par sa correspondance on se rend compte qu'Elle peut être aussi une personne pratiquant la vénerie avec audace, de manière énergique et intrépide.

     Dans son livre "Isabelle l'Infante qui sauva la Belgique", Jo GÉRARD reprend une lettre amusante d'Isabelle à son frère Philippe III, dans laquelle elle relate ses tribulations homériques au cours d'une chasse à Mariemont. Je présume que votre plaisir à la lecture sera aussi tangible que le mien, d'autant que cette lettre nous révèle l'aptitude d'Isabelle à manier l'arbalète. Je vous laisse apprécier.

     "Je vais maintenant vous conter quelque chose de notre chasse de Mariemont. Et comme ce n'est pas en mon honneur, ce sera à la condition que Votre Majesté en rira un peu, mais ne se moquera pas de moi. Je désirais beaucoup tirer un cerf à pied, parce que c'est chose toute nouvelle ici, et en les voyant fuir l'arbalète, comme s'ils étaient des démons, ne donnant pas le temps de les viser, on en a peur. Si bien que don Pedro de Tolède fit un jour croire à un secrétaire qui arrivait ici qu'un jeune chevreuil qui s'était aventuré dans le parc avait été tué. Voilà cet homme qui se lève de table et court dans sa chambre, qui s'arme de tout ce qu'il possède de couteaux et d'épées, puis n'ose plus sortir tant qu'on ne le détrompe point. Don Pedro de Zuniga, qui était à Mariemont alors, en bon chasseur, vous contera mille choses là-dessus. Je fus enfin un matin pour tirer un cerf. Mon cousin me mit dans une enceinte, mais peu de gens, ici, connaissent cette manière de chasser. Auprès de moi se trouvait le duc d'Aumale qui marchait à pied avec autant de courage que le secrétaire. Quatre cerfs arrivèrent non loin de nous, je vise l'un et voilà la corde de mon arbalète qui se rompt. Jamais de ma vie je n'ai été aussi furieuse et je n'ai autant ri, car le duc croyait que nous étions tous morts. Nous n'avions pas d'autre corde, ni d'autre arbalète, et je tuai mon cerf à l'arquebuse. Il était très grand. C'était le premier tué dans le parc.

     J'aurais bien voulu l'envoyer à Votre Majesté; il était excellent à manger. Me voilà bien contente d'avoir réussi ma chasse. Nous allâmes plusieurs fois le matin pour tâcher d'en tuer un à l'arbalète, mais le cuir de ces animaux est si épais qu'on le transperce difficilement. Une autre fois, comme j'en voyais, Aumale avait pris mon arbalète, le lendemain il rompit la corde car c'est l'homme du monde le plus embarrassé de tout. Nous voilà sans corde d'arbalète. On m'assura qu'il y en avait d'excellentes à Mons et mon cousin y envoya. C'est à trois lieues d'ici et on fit partir un chariot avec l'arme pour l'arranger. A la fin, un malin vint nous dire qu'on n'en trouvait nulle part. Nous riions jaune, car sans corde, que faire ? De guerre lasse, mon cousin fit chercher quelqu'un et, avec l'aide de don Pedro de Zuniga, on arrangea les arbalètes. Mais nous allâmes plusieurs matinées sans pouvoir tirer un coup. Ces cerfs sont si sauvages et le bois tellement touffu qu'il faut suer beaucoup pour arriver à tirer. Et le pis, c'est que je ne veux pas les tirer au repos, ce n'est pas de bonne guerre. J'étais tellement piquée qu'un jour, je proposai de ne pas rentrer au logis sans avoir tiré. Nous fîmes venir le dîner aux champs. Ce ne fut pas plus mauvais. On se campa au bord d'un ruisseau dans un endroit qui plut beaucoup aux dames. Nous fûmes trois heures sans pouvoir tirer et plusieurs fois nous tirâmes pour rien. Vers le soir, je me trouvai tout à coup en face de deux cerfs. J'en tirai un à peine à huit pas de moi. Il me sentit si peu qu'il se mit à brouter. Je l'ai manqué bellement. Je crois que je le désirais trop. après un long conseil nous remîmes nos flèches et je rentrai chez moi plus furieuse que jamais. Nous revînmes le lendemain et chassèrent tout le jour, mangeant sur le pouce. Après avoir fait toutes les enceintes sans pouvoir tirer, vers le soir me vint un cerf bien en place. Je crus l'avoir touché en plein. Mon cousin et les chasseurs affirmaient qu'il était tombé. Nous le vîmes du côté où il avait disparu et le cherchâmes avec limier jusqu'à la nuit, moi, bien contente de mon coup. Dès l'aube, le lendemain, nous sommes allés à sa recherche avec trois limiers et nos gens. Nous pensions qu'il était allé mourir dans quelque ravin du parc, qui sont profonds. Les gardes-chasses étaient en route dès la première heure. Vers six heures du matin, un garde se mit à crier aux autres: "Le voilà !" Et ce fut une joie pour tous. Mais, quand ils arrivèrent à l'endroit d'où l'homme criait, ils virent ma flèche fichée au milieu d'un arbre, si bien enfoncée, droite, qu'il eût fallu couper l'arbre pour la retirer. Ainsi, au lieu d'un cerf, j'avais tué un arbre pendant que l'autre s'en allait bien portant. Les chasseurs n'osaient toucher à la flèche et vinrent dire en grand secret ce qu'ils venaient de voir, soucieux de mon honneur, car je ne crois pas qu'on pourrait tirer deux fois comme cela. Je vous avoue que je fus tellement confuse que je ne voulus plus chasser. Je restai deux jours sans bouger. Depuis, mon cousin en tira un, à l'arquebuse, un matin et, une autre fois, nous en prîmes à courre avec deux lévriers et ce fut une belle chasse à courre. Hors de parc, il nous fut impossible de tuer aucun cerf. Deux fois ils nous ont échappé hors de notre portée. Nous avons eu de magnifiques lapins, cette année, à  Mariemont, et le temps a été fort beau. J''espère que Votre Majesté s'amusera un instant de cette histoire. Je n'aurais pas eu l'idée de vous la conter sinon pour faire rire un peu Votre Majesté et lui donner quelque idée de la chasse d'ici, avec l'envie de venir l'essayer aussi quelque jour, ce qui serait très bon."

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Les Arts et les Arquebusiers

  • Par dch66
  • Le 17/02/2013

La descente de Croix de Pierre Paul RUBENS 

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Ce triptyque bien connu, est une oeuvre de première importance pour la représentation de l'Art du XVIIe siècle de nos Provinces. Ce qui est assez mal connu, c'est l'origine de cette œuvre d'art. À cette époque, un mécène et grand collectionneur d'art, mais aussi Bourgmestre d'Antwerpen, Nicolas ROCKOX, commande à Rubens en 1611, le triptyque la Descente de Croix. Nicolas ROCKOX est également Capitaine de la Gilde des Arquebusiers d'Antwerpen, et il souhaite placer cette œuvre imposante à l'autel de la Gilde dans la cathédrale, où il encore visible de nos jours. 

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PRÉSENTATION DE PAS DE TIR

Etat réglementaire des pas de tir aux distances de 6 ou 10 mètres

     La distance de 6 mètres ou de 10 mètres, se mesure depuis l'extérieur d'une ligne (ou planche) situant l'emplacement du tireur au pas de tir, jusqu'à l'aplomb du centre de la cible, encore dénommé "La Rose".

     La hauteur du centre de la cible au sol, mesurée en se référant à l'endroit où se trouve le tireur, est fixée à :  1,40 mètres pour la discipline du 6 mètres. 

                                                                                                                                                                             1,20 mètres pour la discipline du 10 mètres.

     Au pas de tir, l'éclairage doit être égal et constant pour tous les emplacements de tir.Il doit avoir une valeur de 60W fixé à 2 mètres de hauteur et à 40 cm de la limite du pas de tir.

     Les arcades ou défenses doivent être à 40 cm de la ligne de distance.

     Au but, l'éclairage doit avoir une valeur de 75W fixé à 2 mètres de hauteur et à 1 mètre maximum de la cible. Il ne peut il y  avoir de reflets.

     Au pas de tir, la table ou la planche destinée à y déposer l'équipement ou les accessoires, doit être à 20 cm de la ligne de distance.

     Les murs, palissades, tables, supports, sur lesquels sont fixés les buts qui accueillent les cibles, doivent avoir au moins 2 mètres de hauteur, être rigides, et ne pas pouvoir bouger lors de l'impact.

     Les blocs en bois ou buts, comme il est dit, doivent être fixés et pas seulement posés. Ils seront carrés (au moins 22 cm de côté) et d'une épaisseur d'au moins 220 mm (soit d'une épaisseur égale au moins à la dimension du carton cible. Ces buts seront couverts uniformément de caoutchouc collé.

     Au sol devant les buts, il sera installé une protection (tapis, etc) pour que la flèche qui tombe au sol ne percute pas une surface dure.

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Etat réglementaire d'un pas de tir à la distance de 20 mètres

     La distance de 20 mètres se mesure depuis l'extérieur de la ligne (ou planche) délimitant l'emplacement du tireur au pas de tir, jusqu'à l'aplomb du centre de la cible (ou rose).

     La hauteur du centre de la cible au sol, mesurée en se référant à l'endroit où se trouve le tireur, est fixée à : de 0,90mètres à 1 mètres maximum.

     Les murs, palissades, tables, supports, sur lesquels sont fixés les buts, doivent être rigides comme pour les disciplines de 6 ou 10 mètres.

     Les blocs en bois ou buts, doivent être fixés. Ils seront carrés (au moins 35 cm de côté) et conçus de telle manière que la flèche ne puisse pas toucher le fond. La plasticine qui rempli le centre de ces buts sera plane ou légèrement convexe pour qu'il y ait un parfait contact avec la cible.

     Aux buts, les cibles doivent se trouver au minimum à 80 cm d'axe en axe.

     Les trous formés dans la plasticine par les flèches seront rebouchés au moins à chaque changement de cible.

     Les règles d'éclairage au pas de tir et aux buts, sont identiques à celles reprises pour les disciplines de 6 et 10 mètres.

     Le Pas de tir doit être installé de telle manière que les tireurs ne se gênent pas les uns les autres, et qu'ils n'encourent ni occasionnent aucun danger. Le tireur doit être en mesure d'armer son arbalète sans risque de dérapage, glissade au sol.

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Guillaume Tell ou Toko ?

Guillaume Tell n'a pas été le premier personnage, et père, à avoir été contraint, par un être pervers, méchant et diabolique, de viser son propre fils. Bien avant Guillaume Tell, au XIe siècle, il y eut deux chasseurs norvégiens, Eindridi et Hemingr, confrontés à la même provocation. Le roi Olaf le Saint, ordonna à Eindridi de tirer sur une tablette d'écriture placée sur la tête de son fils. L'action fut interrompue par l'irruption de la mère sur place.photo.jpg

A la même époque environ, Hemingr, releva une série de paris sportifs lancés par un autre roi, Harald. Hemingr remporta chaque épreuve, ce qui fit fulminer le roi, qui finit par contraindre l'intéressé à tirer sur une noisette posée sur la tête de son fils. Hemingr réussit cette gageure, et tout comme la légende le rapporte pour Guillaume Tell, il se vengea en tuant le roi tyran.
Un siècle plus tard, cette intrigue se retrouve au Danemark, où Saxo Grammaticus la reprend. Le personnage Hemingr est renommé Toko, et il devient un guerrier au service d'un souverain du Xe siècle, Harald dit "Dent-Bleue". On ne sait pas grand chose de ce roi, si ce n'est qu'il a introduit le christianisme au Danemark et qu'il fut tué au cours d'une bataille contre les troupes de son fils.

Qui était Toko?

Toko était un chasseur courageux, mais également un ivrogne et frimeur. Dans un moment d'ébriété il se vanta tellement de ses hauts faits, que le roi "Dent-Bleue" le força à exécuter le même acte que Eindrigi et Hemingr avaient accompli. Mais cette fois ce fut avec une pomme. On raconte que, tout comme Guillaume Tell, il garda une flèche destinée au roi, au cas où il raterait son premier lancer et blesserait son fils. Mais Toko réussit. Tout comme le héros Suisse, il fut pris en otage par le roi. Toutefois son évasion fut assez différente de celle de Guillaume Tell. Il ne s'évada pas en bateau sur un lac agité par la tempête, mais il dévala à ski une pente plongeant dans la mer et survécut miraculeusement.
Il parvint à tuer le roi, pris dans une embuscade, et devint ainsi un modèle choisi pour Guillaume Tell.
William of Cloudesley
Deux siècles passèrent et on retrouva un autre héroïque arbalétrier, prêt à se venger d'un tyran, avec pour cadre l'Angleterre médiévale. C'est dans une ancienne ballade anglaise, "Adam Belle, Clim of the Clouch, and William of Cloudesley, que sont immortalisés les hauts faits de ce hors-la-loi de la forêt. Diverses scènes de carnage y sont racontées et un thème assez familier se retrouve dans la scène finale:

"Une pomme sur la tête de son fils il plaça,
Puis il banda son arc,
Il recula de six pas,
Et alors Cloudeslé tira. . ."

"Ainsi Cloudeslé partagea la pomme en deux,
Ce que beaucoup purent voir.
Que la colère des dieux tombe sur toi, dit le roi, si tu devais tirer sur moi". 

L'histoire de guillaume Tell, ne vit le jour qu'une quarantaine d'années plus tard. Et donc, si Guillaume Tell n'est pas le plus original, il est néanmoins devenu la référence.

Source: l'actualité Suisse dans le monde - Swissinfo. (Toko et Guillaume, une histoire universelle).

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