1348  -  1930  -  2009

Naissance et Renaissance

Naissance 
Il semble que les origines de cette représentation historique soient ignorées de la plupart des gens. Il est pourtant utile de rappeler que ce sont les arbalétriers qui sont à l’origine de ce fastueux cortège, qui est, chaque année, un des événements majeurs de la ville.Si au XIVe siècle, les arbalétriers de Bruxelles étaient considérés comme une corporation importante, en 1348, l’institution de l’Ommegang augmenta encore leur importance. L’Ommegang était un défilé dans lequel figuraient tous les corps civils et religieux de la cité, une procession imposante où le sacré et le profane se trouvaient réunis.

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Reproduction d'une gravure de CALLOT, qui se trouve dans la collection du Duc d'Arenberg, représentant l'Hôtel de Ville et l'Ommegang (D'après la Bruxella septenaria). Voir Revue d'histoire et d'archéologie, t.I,p.333)









De nos jours ce dernier a fini par éclipser le premier. Cette cérémonie était célébrée chaque année, le dimanche de la Pentecôte. Selon la tradition, Béatrice Soetkens, anversoise dévote et pauvre, aurait vu, à plusieurs reprises, la Vierge lui apparaître en songe et lui révéler ses volontés: en premier lieu faire restaurer la statue de bois de la Vierge qui avait été vénérée mais délaissée par les fidèles. Béatrice réussit sans peine cette charge et elle fit redorer la statue par un artiste de la ville. La Vierge lui aurait ensuite commandé d’enlever la statue de l’église, de l’amener en bateau à Bruxelles et de la placer dans la chapelle du Sablon. L’opposition du Sacristain l’empêcha de mener à bien son entreprise. C’est alors que la Vierge l ‘aurait assurée de son aide si elle agissait après la fermeture de l’église. Effectivement, Béatrice subtilisa la statue et pris place avec elle dans une frêle embarcation, qui avait été miraculeusement bloquée au port. Tout aussi miraculeusement cette barque aurait remonté à vive allure le courant de l’Escaut et de la Senne jusqu’à Bruxelles. Entre-temps les Anversois mis au courant par le Sacristain, expédièrent une lettre au duc de Brabant et aux édiles bruxellois pour qu’ils prennent des mesures de sorte que la statue déplacée par une volonté divine, soit réceptionnée avec tout le respect qui lui revenait. Pour ce faire, le duc chargea les arbalétriers d’aller accueillir la statue miraculeuse. Ceux-ci, accompagnés d’une population en liesse, se rendirent en procession jusqu’à l’endroit dénommé Zavel (Sablon) où ils s’exerçaient au tir, et ils déposèrent la statue dans la chapelle qu’ils y possédaient. Les arbalétriers décidèrent de commémorer chaque année, par une procession, l’arrivée de la statue de « Notre-Dame à la Branche » (Onze Lieve Vrouwe op ‘t Stocsken). L’OMMEGANG ÉTAIT NÉ ! Les arbalétriers dirigèrent donc le déroulement de l’Ommegang et ils occupaient un emplacement d’ honneur dans le défilé, qui consistait à tourner autour de l’édifice religieux abritant la statue, d’où la signification en ancien flamand « Ommegang : Omme : autour et gaan : marcher ». Dès l’année 1359, les arbalétriers recevaient d’ailleurs de la ville une subvention annuelle de quarante schellings ou deux livres. Une partie de cette somme couvrait les dépenses relatives au festin que la compagnie donnait le jour de l’Ommegang. Renaissant après le mariage de Napoléon et de Marie-Louise, l’Ommegang, événement capital de l’année, est tombé dans l’oubli pendant plus de cent ans.

          Il existe un document qui suscite de l'intérêt, une plaquette éditée à l'occasion des fêtes jubilaires du 75e anniversaire de l'Indépendance Nationale, au titre "L'OMMEGANCK de Bruxelles, Son Histoire véritable et légendaire, par Marguerite VAN DE WIELE.

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          Ce document n'est pas palpitant, mais mérite qu'on s'y intéresse, parce que, d'une part il tente d'établir l'origine du premier Ommeganck organisé à Bruxelles, et, par ailleurs, analyse le contenu primitif de l'Ommeganck et l'évolution de ce contenu au cours des diverses sorties du XIVe au début du XXe siècle. De même, l'auteur mentionne également certains longs intervalles sans sortie de l'Ommeganck. Si certaines lacunes chronologiques apparaissent, celles-ci semblent être dues à une non lecture post-scripturale. On peut y remédier aisément, d'autant que l'auteur renvoie, au passage, à l'opuscule "L'Ancien Ommeganck de Bruxelles" de feu A. WAUTERS, historien de référence. Il y a, entre autres, cette certitude qui est reprise:Primitivement, l'Ommeganck bruxellois, était fixé au mois de juin; il sortait de l'église du Sablon, le dimanche précédant la Pentecôte." L'auteur termine par ce passage, qui me semble substantiel: "L'Ommegang fut, durant des siècles, la manifestation la plus ressemblante et la plus significative de l'état d'âme des Bruxellois. . . Nous serons à même de bien mieux comprendre tout cela quand il nous aura été donné de voir la reconstitution exacte du vieil Ommeganck qui doit, prochainement réjouir nos rues et ramener l'attention du public bruxellois vers un passé si lointain."

Renaissance 

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Couverture du Programme de l'Ommegang de 1930
(Dessin original de Winand AERTS)

Dès 1926, le Grand Serment Royal et de Saint-Georges initia le projet de fêter avec éclat son 550e anniversaire. Il s’agissait de commémorer la signature, par la duchesse Jeanne et le duc Wenceslas, le 4 mai 1381, d’une ordonnance considérée comme l’acte de reconnaissance officielle du Grand Serment et de la constitution du Serment de Saint-Georges. Les membres du Grand Serment Royal et de Saint-Georges se souviennent que l’Ommegang de Bruxelles était jadis la procession des arbalétriers. Le 18 février 1927, le Secrétaire général, Jules De Winckeleer, informe le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de l’intention de recréer le cortège historique. Cette idée des arbalétriers de Saint-Georges de célébrer ce jubilé par une manifestation grandiose à caractère historique et artistique existe aussi dans le chef du vicaire du Sablon, l’abbé François Desmet, très attaché au Grand Serment de Saint-Georges. Le 4 avril 1927, l’abbé Desmet, enthousiasmé, passionné par l’attachement que le Grand Serment Royal et de Saint-Georges montre aux traditions, expose ses idées dans une lettre qu’il adresse au Président du Serment, Modeste Vanden Haute. Il propose sa collaboration pour « ressusciter l’ancien Ommeganck , qui est toute l’histoire du Grand Serment et du Sablon ». La rencontre a bien lieu au siège du Grand Serment Royal et de Saint-Georges et celle-ci est suivie de beaucoup d’autres. L’approbation du cardinal Van Roey est demandée par l’abbé Desmet et l’autorisation lui est accordée le 26 octobre. Une nouvelle réunion a lieu le 31 octobre 1927 et un Comité provisoire est constitué, regroupant en plus de Modeste Van Den Haute et de Jules De Winckeleer, divers collaborateurs tels que Guillaume Des Marez, archiviste de la Ville, Emile Vauthier directeur de l’Académie d’Ixelles, Léon Van Puyvelde, Conservateur en chef des Musées Royaux des Beaux-Arts, Ernest Closson, professeur au Conservatoire. En décembre 1927, des contacts sont pris avec des politiciens, des savants et des artistes pour obtenir leur appui. Sur les conseils de l’archiviste Félix Rousseau, le Comité se met en rapport avec le directeur du Service de Recherches historiques et folkloriques de la Province de Brabant, Albert Marinus. 
Création de la Société de l’Ommegang. Toutes les personnalités contactées acceptent d’emblée de travailler à la reconstitution de l’Ommegang. Dès janvier 1928, le Comité d’Honneur est constitué et est placé sous le haut patronage de S.M. le Roi Albert Ier. La présidence d’honneur va au Cardinal Van Roey, la vice-présidence d’honneur à Maurice Vautier, Ministre des Sciences et des Arts, ainsi qu’au baron de Béco, Gouverneur de la Province de Brabant. Le bourgmestre Adolphe Max et l’abbé Richard, curé du Sablon, se partagent la présidence. Le Comité effectif se met tout aussi rapidement en place et est composé de la manière suivante : MM. G. Des Marez, L. Van Puyvelde, J. Cuvelier, Archiviste général du Royaume, J. Capart, Conservateur en Chef des Musées du Cinquantenaire, le comte Adrien van der Burch, Commissaire du Gouvernement aux expositions, le comte Montald, peintre, professeur à l’Académie des Beaux-Arts, P. De Mot, conseiller communal, E. Closson, A. Marinus, du Service folklorique de la Province, Coppejans, de Gand, peintre, spécialiste en cortèges, Crick, attaché aux Musées du Cinquantenaire, M. Coelst, échevin à la ville de Bruxelles, et M. Van Den Haute et De Winckeleer, respectivement Président et Secrétaire Général du Grand Serment Royal et de Saint-Georges. La première réunion de ce Comité se tient le 24 janvier 1928 à 18 heures au local du Grand Serment, 82 rue des Six Jetons. La séance se déroule en présence de la presse qui a été conviée. À l’issue de cette réunion l’abbé Desmet est élu Président et c’est Albert Marinus, en qualité de Secrétaire adjoint, qui rédige le procès-verbal. À l’invitation du bourgmestre Adolphe Max, les treize réunions suivantes se tiendront à l’Hôtel de Ville de Bruxelles.Le registre des procès-verbaux nous apprend que de janvier 1928 à février 1930, l’essentiel du contenu des discussions en séance porte sur deux points : la conception du cortège proprement dit et le financement de sa réalisation. Les débats sont parfois passionnés et les problèmes nombreux. Les difficultés rencontrées sont levées grâce à l’habileté et le sens de la diplomatie de l’abbé Desmet et la compétence et la ténacité d’Albert Marinus. Le Comité est très vite constitué en a.s.b.l sous la dénomination « Société de l’Ommegang de Bruxelles » avec comme objet l’organisation de cortèges historiques et folkloriques rappelant le passé de la ville de Bruxelles, tels les Ommegangs ainsi que les représentations de mystères. En séance du 9 mai, un Comité exécutif est créé et son siège fixé au 26, rue des Quatre Fils Aymon à Bruxelles. Le 11 juillet, le Président procède à l’installation de nouveaux membres et met en place les sous-commissions suivantes pour concrétiser le projet : 
PROPAGANDE : MM. Marinus, Verhaevert, Danthine, Kennettenorf. 
FINANCES : MM. Coelst, Dietrich, De Mot, Bautier, Marinus. 
PERSONNEL (recrutement) : MM. De Winckeleer et Van Den Haute
MUSIQUE :M. ClossonARMES et ARMURES : Comte de Borchgrave
COSTUMES et BANNIERES :MM. Thiriar et Coopejans. 
FOLKLORE : MM. Crick, Verhaevert et Marinus. 
ARCHIVES et ESTAMPES : MM. Des Marez, Cuvelier, Paris, Rousseau
HERALDIQUE :MM. De Ridder, de Schaetzen et de Beauffort
PARTIE ARTISTIQUE :MM. Montald, Coppejans, Van Ysendyck, Vauthier, Marinus. Composition du Comité Exécutif, qui figurera sur le programme officiel de l’Ommegang : Président : Abbé F. Desmet, vicaire du Sablon. 
Vice-Président : M. Coelst, échevin. 
Secrétaire général : A. Marinus. Secrétaire-adjoint : J. De Winckeleer. 
Trésorier-général : C. Dietrich de Val-Duchesse, Vice-Consul de Norvège. Trésorier-adjoint : P. De Mot. 
Régisseur général : M. G. Danthine, secrétaire du Rotary-Club. 
Direction des costumes et drapeaux : M. J. Thiriar, artiste-peintre. 
Direction musicale : M. E. Closson, professeur au Conservatoire. Direction artistique : M. . Thiriar et C. Montald, professeur à l’Académie Royale des Beaux-Arts. 
Recrutement du personnel : M. Van Den Haute et J. De Winckeleer, président et secrétaire du Grand Serment Royal et de Saint-Georges
Comité des finances : MM. Dietrich et De Mot, conseiller communal. 
Héraldique : MM. de Beaufort, spécialiste des blasons et armoiries, et Aerts, écrivain militaire et dessinateur. 
D’autres personnalités, pour leur expérience en grands défilés, viendront épauler les membres les plus actifs, le major baron Verhaegen, les commandants Betrand et Duchâteau. 
Le Comité d’Honneur, placé sous le haut patronage de S.M. le Roi Albert Ier, est revu en 1929 et actualisé en 1930. On y retrouve près de quatre-vingts personnalités occupant des fonctions importantes à la Cour, dans l’armée, la magistrature ou la vie politique et culturelle. Les présidents d’Honneur sont : S.E. le Cardinal Van Roey, Archevêque de Malines. M. Magnette, Président du Sénat. M. le Baron Tibbaut, Président de la Chambre des Représentants. M. Henri Jaspar, Premier Ministre, Ministre des Colonies. M. Adolphe Max, Ministre d’Etat, Bourgmestre de Bruxelles. M. Nens, Gouverneur du Brabant. 
Il est intéressant de voir le projet complet de reconstitution de l’Ommegang réalisé par A. Marinus. Son travail tenait compte des décisions prises par le Comité effectif lors de sa séance du 24 janvier 1928, c’est-à-dire un cortège représentant un Ommegang du XVIe siècle. La dimension religieuse de la procession posait problème et A. Marinus propose que cet aspect soit traité par le biais du folklore en donnant une place importante à l’évocation de la légende de Notre-Dame du Sablon. Il présente son projet, dont le modèle est l’Ommegang somptueux qui défila, en 1549, devant Charles Quint et sa cour.Certaines modifications ont été apportées afin de l’adapter aux exigences de l’époque moderne. Il reste que le milieu du XVIe siècle est une époque où le costume est varié de coupe et chatoyant de couleurs, époque de manifestations fastueuses. 
Le Grand Serment Royal et de Saint-Georges est fier d’être à la base de la renaissance de l’Ommegang, qui en définitive, à la demande du Ministre de l’ Intérieur de l’époque, Albert –J. CARNOY, fut mis sur pied en 1930 au lieu de 1931, de sorte que les fêtes du Centenaire et celles de l’anniversaire du Grand Serment soient concomitantes. Cette manifestation prestigieuse qui, de nos jours, se déroule le premier jeudi du mois de juillet, du Sablon à la Grand-Place, attire encore de très nombreux spectateurs, qui rendent hommage à la Gilde séculaire et dispensent de vibrants applaudissements à ces arbalétriers revêtus de la tenue écarlate ou pourpre royale à bordures vertes.

OMMEGANG

Réflexions, Commentaires

Nous l’avons vu, l’Ommegang de Bruxelles doit son origine, en quelque sorte, aux Arbalétriers de Bruxelles, qui portaient, à bras, la statue miraculeuse de Notre-Dame, sur un parcours, dans un premier temps, autour de l’église et ensuite dans un  cortège au parcours plus long. Et le plus ancien acte communal, existant encore, qui fasse mention de cette célébration, est une ordonnance de 1359 du Magistrat, qui accorde aux Arbalétriers du Grand Serment, une allocation ou une subvention annuelle d’une livre de gros « pour leur repas du jour de l’Ommeganck ».

            Dans tous les Ommegangs dont on a encore des traces, les Serments qui se composaient de confrères et de volontaires, figuraient toujours en tête, avec leurs dignitaires, leur Roi, leur saint patron. Le Jubilé du Grand Serment Royal et de Saint-Georges étant le prétexte à la reconstitution d’un Ommegang, les Serments furent reportés en fin de cortège, à l’apothéose finale.

            Il est surprenant de constater, que depuis quelques années, et notamment lors de l’Ommegang de l'année 2009, certaines personnalités qui se qualifient d’historien, ou qui se présentent comme journaliste ou chroniqueur, semblent vouloir occulter complètement le rôle joué par le Grand Serment de Saint-Georges dans la renaissance de l’Ommegang, et privilégient le centenaire de l’Indépendance de notre Royaume, comme élément déclencheur de l’Ommegang. C’est cet aspect qui est mis en exergue dans les matériaux de presse remis aux média et dans le programme lui-même. Parmi toutes les illustrations, tant dessins que photographies, on n’en trouve aucune relative au Arbalétriers du Grand Serment Royal et de Saint-Georges.

Mémoires historiques

            Les nombreux documents souvenirs des sorties de l'Ommegang depuis sa renaissance en 1930, fort heureusement, témoignent très clairement du privilège qui doit être réservé au Grand Serment de Saint-Georges. Il y a, bien entendu le livret de l’Ommegang de 1930 à la couverture illustrée par M. Aerts, repris plus haut, dont les premières lignes disent très clairement que le 550e anniversaire du Grand Serment de Saint-Georges décida de la renaissance de l’Ommegang.

            Mais il m’est apparu comme intéressant de parcourir une série d’autres documents assez rares, qui confirment la vérité historique, attachée aux Arbalétriers de Saint-Georges de Bruxelles.

Le Folklore Brabançon n°46 - 1929

Dans cet organe du "Service de Recherches Historiques et Folkloriques de la Province de Brabant", sous le titre l'Ommegang du Sablon, Albert MARINUS, le folkloriste bien connu, évoque la recréation de l'Ommegang en 1929/1930, et de  son introduction générale, le texte repris ci-après est un témoignage précieux:

"ll ne s'agit ici ni d'un travail littéraire, ni d'un travail scientifique. C'est le rapport explicatif d'un projet de reconstitution de l'ancien Ommegang du Sablon, ressuscitant une ancienne tradition bruxelloise.

Comme, en 1931, le Serment des Arbalétriers de Saint-Georges, créé en 1381, et qui s'appelle exactement aujourd'hui: Grand Serment Royal et de Saint-Georges, doit fêter le 550e anniversaire de sa fondation, l'idée est venue de commémorer cet événement par la reconstitution en question et, à la suite de négociations avec le gouvernement, de l'antidater d'un an, afin de le faire coïncide avec les fêtes du Centenaire de notre indépendance. . .

Comme cette organisation se fait à l'occasion du jubilé d'un serment, nous avons voulu rappeler les fastes historiques de ce serment qui, une fois de plus et par sa longévité, par ses traditions bien conservées, par son loyalisme à l'égard de notre bonne ville, aura mérité de la population entière, bien mérité que celle-ci contribue au succès de l'entreprise".

Ce texte complet, relatif à la recréation de l'Ommegang du Sablon en 1929/30, à l'occasion du 550e anniversaire du Grand Serment de Saint-Georges, est repris en "Pages choisies d'Albert Marinus" dans le périodique du 2ème trimestre 2010 "Feuillets d'information du Centre Albert Marinus", situé dans la Commune de Woluwé-Saint-Lambert.

Bulletin du Service de Recherches Folkloriques et Historiques du Brabant – Février 1929

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             Document au contenu extrêmement intéressant. Sous la plume d’Albert MARINUS, Sociologue et Folkloriste, internationalement connu, nous pouvons prendre connaissance du rapport explicatif du projet de reconstitution de l’Ommegang. Plusieurs passages du texte sont révélateurs :

            « Comme en 1931, le Serment des Arbalétriers de Saint-Georges, créé en 1381, et qui s’appelle exactement aujourd’hui : Grand Serment Royal et de Saint-Georges, doit fêter le 550e anniversaire de sa fondation, l’idée est venue de commémorer cet événement par la reconstitution en question et, à la suite de négociations avec le gouvernement, de l’antidater d’un an, afin de le faire coïncider avec les Fêtes du Centenaire de notre indépendance . . .»

            « Le Comité a décidé, pour faire cette reconstitution, de renoncer à la formule « cortège historique » couvrant un long espace de siècles ; de choisir une époque déterminée et de refaire aussi fidèlement que possible un Ommegang de cette époque. . . »

            « Le Comité a porté son choix sur le XVIe siècle. . . Le Choix du siècle étant fait, il s’agissait d’y trouver un Ommegang-type qui servirait de modèle. Or, en 1549, un Ommegang magnifique sortit à l’occasion de la visite de l’Infant d’Espagne, qui devint par la suite Philippe II. . . La description de cet Ommegang nous a été conservée par un narrateur contemporain. . . »

            « Est-ce à dire que nous avons rigoureusement copié le document de l’époque ? Certes non. . . Comme cette reconstitution se fait à l’occasion du jubilé d’un Serment, nous avons voulu rappeler les fastes historiques de ce Serment qui, une fois de plus et par sa longévité, par ses traditions bien conservées, par son loyalisme à l’égard de notre bonne ville, aura bien mérité de la population entière, bien mérité que celle-ci contribue au succès de l’entreprise.. . . »

            « Cet Ommegang devant sortir en 1930, et figurer au programme des fêtes du Centenaire de l’Indépendance Nationale, nous avons introduit des groupes évocateurs des Institutions similaires que l’on rencontrait dans les villes de province. . .Ces groupes sont censés être venus en délégation et mis à l’honneur. . . »

            « Enfin, comme un Ommegang, dans la réalité, était une procession et que nous ne pouvions songer à en conserver les éléments d’ordre religieux, à la place où l’on voyait la procession religieuse, c’est-à-dire à la fin, nous avons évoqué, par une série de chars, la légende de N.-D.du Sablon, légende aux épisodes de laquelle furent intimement mêlés les arbalétriers jubilaires. . . »

Tout est dit ou presque, et bien dit : le Grand Serment Royal et de Saint-Georges est bien à la base de la renaissance de l’Ommegang et honneur doit lui être rendu. D’autres informations importantes en ce qui concerne le projet de réalisation nous sont livrées : Ce projet a une figuration de 2301 hommes, 68 femmes, 111 enfants, 461 chevaux, 9 chiens, 2 ânes, un chat, 16 chars et 3 chariots, 87 chefs de groupe, commissaires et porteurs de calicots indicateurs. Il y a une dizaine de musiques, de très nombreux groupes de quelques trompettes thébaines, tambours ou fifres, dont les instruments doivent être refaits d’après les modèles conservés dans nos musées. Il y a des centaines de drapeaux, bannières, fanions et oriflammes, par centaines aussi des costumes d’une variété très grande, de formes, de couleurs, en drap, satin, soie, velours, brocart, de multiples blasons à peindre et des chars à concevoir. Trois sorties sont envisagées en 1930. Albert MARINUS propose enfin que les familles bourgeoises se chargent de la reconstitution des Lignages et du Magistrat de Bruxelles, que les familles nobles figurent les Ducs de Brabant et les personnages nobles du cortège.

SEUL PROGRAMME OFFICIEL de L’OMMEGANG de BRUXELLES – Numéro spécial « LES BEAUX-ARTS »

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            Ce document rare, qui s’intitule « Seul programme officiel », au prix affiché de 3 francs de l’époque, constitué d’une feuille A1, au texte en français sur une face et en flamand sur l’autre, respecte donc une stricte parité linguistique. On peut voir que deux Compagnons du Grand Serment de Saint-Georges sont Membres du Comité Exécutif de la Reconstitution Historique de cet Ommegang du XVIe siècle, Jules DEWINCKELEER et Modeste VAN DEN HAUTE, respectivement  Secrétaire (Greffier) et Président (Doyen-Chef) du Grand Serment Royal et de Saint-Georges.(Remarque : Sur cette feuille Dewinckeleer est orthographié en un mot alors que dans le livret précité on le retrouve en deux parties. De même sur cette feuille Van Den Haute est écrit en trois parties alors que dans le livret il est libellé en deux.)

 

En ce qui concerne le groupe « LES SERMENTS » on lit ceci :

LES SERMENTS

Dessin de M. Aerts

I.                   Escrimeurs de Saint-Michel

Musique

Blasons avec pages

Groupe de volontaires avec chef et fanion

 

LE CHAR DE SANTE-GUDULE

Auteur : M. Van Roose

 

La bannière avec le traban et le maître de cérémonies.

Le doyen

Le deuxième doyen et les Jurés

Groupe de confrères

(Représentés  par : Club des XV de Hal)

 

II.                Les arquebusiers de Saint-Christophe

Tambours et fifres

Le blason avec pages

Groupe de volontaires avec chef et fanion

Saint Christophe portant l’enfant Jésus avec son escorte de pèlerins et d’échassiers

La bannière avec le traban et le maître de cérémonies

Le doyen

Le second doyen et les jurés

Le Roi avec ses pages

Groupe de confrères

(Représentés  par : Société de Meibloem et de Wijngaard de Bruxelles)

 

III.             Les archers de Saint-Antoine

Tambours et fifres

Le blason avec ses pages

Groupe de volontaires avec chef entourant la statue de St-Sébastien

 

LE CHAR DE SAINT-ANTOINE Entouré des Tentations

Auteur : M. Gilbert Combaz

 

Valets avec carquois

La bannière avec le traban et le maître de cérémonies

Le doyen

Le second doyen et les jurés

Le Roi et ses pages

Les femmes archers

(Représentés  par : Société La Flèche d’Or, Bruxelles, IIe district)

 

Groupe de confrères

(Représenté par : Société royale Les Archers de Guillaume Tell, rue de Laeken, Bruxelles)

IV.             Les arbalétriers de Saint-Georges et du Grand Serment

Trompettes

Bannières

Groupe de volontaires des deux serments

(Représentés par : Grand Serment Royal St-Georges, Grez-Doiceau)

 

CHAR DE SAINT-GEORGES TERRASSANT LE DRAGON

Auteur : M. Oswald Poreau

 

Groupes de volontaires de Saint-Georges

(Représenté par : Société De Lustige Bolders, Bruxelles)

 

Les blasons des deux serments

Les arbalètes de rempart (espingoles)

Groupe de volontaires du Grand Serment

Valets avec carquois

Trompettes thébaines

(Représentés  par : Société De Lustige Bolders, Bruxelles)

 

La Bannière du Serment de Saint-Georges avec le traban et le maître de cérémonies

Les doyens et les Jurés

Le Roi avec pages et confrères

La bannière du Grand Serment avec le traban et le maître de cérémonies

(Représenté par : Société Royale Union, Bruxelles)

 

Doyens et jurés

(Représentés par :Grand Serment Royal Saint-Georges)

 

Le Roi avec pages et confrères

(Représentés par : Société Les Amis de l’Ecran, Bruxelles)

 

Tambour et fifre

Les confrères du Serment de Saint-Georges

(Représenté par : Société Royale Hoop in de Toekomst, Bruxelles)

 

Tambour et fifre

Les Confrères du Grand Serment

(Représenté par : Société Les Amis du Grand Air, Bruxelles)

 

LA LEGENDE DE NOTRE-DAME DU SABLON

Patronne du Serment Jubilaire

Trompettes thébaines

Musique

Paysans-pèlerins à cheval

 

Le transport en barque, à Bruxelles, de la statue de N.-D. du Sablon, que Béatrix Soetkens, femme du peuple, est allée chercher à Anvers. (La barque que conduit le mari de Béatrix est poussée par des anges)

Char de M. STERCKMANS

Paysans

Pèlerins à cheval

L’arrivée de la barque à Bruxelles, où la statue est reçue par les arbalétriers.

Char de M. CAUCHIE

Paysans

Pèlerins à cheval

 

La construction de la nouvelle église du Sablon par les arbalétriers

Char de M. DIERICKX

Chorale

(Représenté par : Cercle choral BAUWENS, Bruxelles)

 

Le transport de N.-D. du Sablon dans la nouvelle église

(Tableau vivant dessiné par M. MASSONET, d’après la tapisserie des musées royaux d’art et d’histoire)

 

(Tout ce groupe de la légende de Notre-Dame du Sablon est représenté par le Serment Royal Saint-Georges, Grez-Doiceau)

 

Numéro Spécial du Journal LES BEAUX-ARTS (Aout-Septembre 1930)

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             L’exemplaire de ce journal, assez rare également, titré « PROGRAMME OFFICIEL du Cortège de l’Ommegang de Bruxelles, au prix de 3 francs de l’époque est passionnant par plusieurs éléments. En effet, il présente le sommaire suivant :

      Une Histoire de la Société de l’Ommegang, due au Président de l’époque, l’Abbé François DESMET

      La Philosophie du Cortège, par Albert MARINUS

      Un récit de la naissance du Pouvoir  Communal et de l’Administration, suite à la Charte de Jean IV de 1421, par l’éloge des vertus de François ANNEESSENS, qui a sacrifié sa vie plutôt que d’abandonner une partie des droits conférés au peuple par Jean IV. Auteur : Paul DE MOT

      La signification de l’Ommegang, par Charles BERNARD

      La Musique de l’Ommegang, par Ernest CLOSSON

      La préparation du cortège, par Gaston DANTHINE

      Les costumes, par James THIRIAR

            Tous les articles présentent un grand intérêt historique. Le libellé de l’Abbé Desmet, témoin principal, confirme, entre autres, que c’est le Grand Serment Royal et de Saint-Georges qui envisageait la reconstitution de l’Ommegang et que la première séance du Comité exécutif constitutif  se déroula au local du Grand Serment de Saint-Georges, rue des Six-Jetons, 82.

            Ce journal donne également les dates des trois sorties de l’Ommegang, le 10 août, le 7 septembre, le 28 septembre et pour chacune des sorties l’itinéraire complet.

PROGRAMME OFFICIEL des Fêtes Communales organisées à l’occasion de l’Exposition Universelle et Internationale – OMMEGANG DE BRUXELLES 1935

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            Cette plaquette de 10 pages, au prix de vente de 1 franc de l’époque, est rédigée dans les deux langues nationales, et présente le programme général des deux sorties de l’Ommegang, à l’occasion de l’Exposition Universelle. En couverture on retrouve la reproduction de l’affiche due à Constant Montald, qui représente l’Arbalétrier de Saint-Georges. Cette fois le Listel reprend l’année 1935 et les dates des deux sorties, 9 juin et 4 août. La composition de l’Ommegang  est pratiquement la même que celle de 1930, mais cette fois on a un aperçu détaillé du programme musical de chaque groupe, exécuté par six Musiques régimentaires et l’Harmonie communale. A la tête de la Commission organisatrice, nous trouvons, l’Abbé François DESMET, Président, Charles DE QUEKER, Directeur des Beaux-arts de la Ville de Bruxelles, Albert MARINUS, Auteur du Projet et Gaston DANTHINE chargé de la Régie Générale.

              Il est précisé que la Société de l’Ommegang a été constituée en 1927, afin de  « commémorer le 550e anniversaire du Grand Serment Royal des Arbalétriers de Saint-Georges ».

Programme – Cortège de l’Ommegang – Sortie du 9 juin 1935

 

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Double feuillet, émis par la ville de Bruxelles, présentant le programme et l’itinéraire du cortège de l’Ommegang du dimanche 9 juin 1935, qui démarre à 14 heures, de la rue de la Loi, depuis l’avenue de la Joyeuse Entrée pour aboutir au boulevard du Midi. Ce programme, affiché au prix de 1 franc de l’époque, présente en couverture, une photo du char de la Ville de Bruxelles. Dans le groupe des Serments, le quatrième est composé des Arbalétriers de Saint-Georges et de Notre-Dame, ensemble.

Programme de la représentation de l'Ommegang de 1955

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Le contenu de ce document est particulièrement intéressant du fait qu'il reprend dans le détail l'ordre du cortège dans une composition très particulière, notamment an ce qui concerne les Serments d'Arbalétriers.

Album OMMEGANG OPPIDI BRUXELLENSIS – 1956

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            Cet album grand format (31cm x 24 cm), de 52 pages, édité par la Société de l’Ommegang, en vue d’une représentation complète de l’Ommegang en 1958, dans le cadre de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles, est d'une grande utilité, par les diverses informations qui y sont contenues.

            En couverture de l’album, au prix affiché de 20 francs, on peut voir un très beau dessin de la Maison de la Bellone, joyau de l’architecture du XVIIe siècle, siège social de l’époque de l’Ommegang.

            La copie de lettres de différentes autorités ou personnalités sont reproduites aux pages 16 à 19. Ces personnes, de  manière générale, se réjouissent des projets d’avenir de la Société de l’Ommegang et particulièrement du projet d’un Ommegang complet en 1958. Pourquoi cet engouement ? En pages 42 à 45, Albert Marinus, Vice-président Fondateur, témoigne que depuis dix ans,  il n’y eut plus de sortie complète. Or, il confirme, que lors de la renaissance de l’Ommegang, dans l’esprit des organisateurs, celui-ci devait sortir tous les cinq ans, et devenir, pour Bruxelles, une manifestation d’intérêt touristique, au même titre que la procession du Saint Sang de Bruges.

            En 1930, selon l’auteur,  l’Ommegang aurait fait quatre sorties, et en 1935, année de l’Exposition Universelle, trois sorties. De 1940 à 1945, la période de guerre ne permit pas de respecter le timing. En 1947, à l’occasion du Festival International du film, un cortège réduit et un scénario sur la Grand-Place furent réalisés. Puis, la représentation de l’Ommegang fut oubliée, même si la Société de l’Ommegang ne resta pas inactive. Des soirées furent organisées à l’Hôtel de Ville de Bruxelles en 1949, au Palais des Beaux-arts en 1951. Il y eut également un cortège, suivi d’un spectacle sur la Grand-Place en 1953, à l’occasion des fêtes nationales et en juin 1954. Et il conclut en formulant l’espoir qu’un rythme périodique pourra être repris à l’occasion de l’Ommegang en préparation pour 1958.

            De nombreuses photos illustrent cet album et notamment, en page 28, sous la photo présentant l’important char évoquant la légende de Notre-Dame du Sablon, il est précisé que l’Ommegang fut reconstitué en 1930, pour célébrer le 550e anniversaire du Grand Serment Royal et de Saint-Georges des Arbalétriers de Bruxelles.

            En page 29, sous une photo, présentant, devant le grand étendard du Serment, le Président de l’époque, Modeste Van Den Haute, portant le collier de Roy et M. Claessen, Roy du Tir « Union et Constance », il est précisé que « Depuis le XIVe siècle, le Grand Serment Royal et de Saint-Georges, participe à l’Ommegang. »

            D’autres précisions apparaissent encore. Il est rappelé que nos Souverains ont toujours témoigné un très vif intérêt pour l’Ommegang. Ainsi, en 1930, le cortège défila en présence de S.M. la Reine Elisabeth, S.A.R. la Princesse Astrid, Duchesse de Brabant, S.A.R. la jeune Princesse Joséphine-Charlotte, S.A.R. le Comte de Flandre, S.A.I. et R. la Princesse Napoléon et S.A.I. et R. le Prince Napoléon.

En 1954, LL. AA. RR. Le Prince Albert de Liège et le Prince Alexandre avaient pris place au balcon de l’Hôtel de Ville pour assister au défilé.

Plaquette émise en 1960, due à Leo van PUYVELDE

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Document également d'un intérêt évident. En effet, concernant l'Ommegang de 1615, l'auteur donne une description très fouillée des différents tableaux, reproduisant la cavalcade entière, peints par Denis van ALSLOOT à la demande expresse de l'Archiduchesse Isabelle. Nous apprenons ainsi, que 10.000 livres furent promis au peintre pour l'exécution de huit grandes pièces contenant la procession tenue à Bruxelles. Des archives du Royaume, l'auteur rapporte que l'Archiduchesse Isabelle fit placer six tableaux de l'Ommegang dans la grande galerie de son château de Tervueren. Ces tableaux furent légués à son neveu Ferdinand d'Autriche. Peu après son entrée en fonction en tant que gouverneur des Pays-Bas, ces tableaux furent transportés en Espagne à l'Escurial et ensuite à l'Alcazar de Madrid. En 1696, un inventaire de l'Alcazar n'en mentionne plus que deux, qui passèrent au Musée du Prado, il s'agit des tableaux dénommés "Les Métiers" et "Les Ordres religieux et le Clergé". Deux des quatre tableaux soustraits aux collections royales d'Espagne entre 1636 et 1696, se retrouvèrent au Musée Victoria et Albert de Londres. On ne sait quelles furent leurs pérpéties. Il s'agit des tableaux intitulés "Les Serments" et "Les Chars". Les deux autres disparus des collections d'Espagne entre 1636 et 1696 n'ont jamais été retrouvés.  

BRUXELLENSIA : Revue trimestrielle de la Société de l’Ommegang

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            Pendant de nombreuses années, la Société de l’Ommegang édita une revue bilingue, dont des reproductions sont présentées ci-dessus. La revue n°13 de 1971, consacrée à la Sortie de l’Ommegang du 14 mai 1971, dans le cadre du 25e anniversaire de l’accord culturel belgo-néerlandais, révèle certaines surprises.

Les Arbalétriers de Bruxelles sont placés avant et après le Serment des Escrimeurs, respectivement sous les dénominations suivantes :

Groupe avant les Escrimeurs

ARBALETRIERS DE SAINT-GEORGES

(costume vert et orange)

 

Manieurs de drapeau

Porte-étendard

Arbalétriers

(arbalètes en bois)

Roi

Traban

Maître des cérémonies

Porteurs petites bannières

Arbalétriers

(arbalètes en bois)

 

 

Groupe après les Escrimeurs

 

 

GRAND SERMENT NOBLE DES ARBALETRIERS DE SAINT-GEORGES

(costume rouge, crevés blancs, galon argent)

 

Porteurs petites bannières

Arbalétriers

La Vierge du Sablon

Arbalétriers

Roi

Traban

Maître des cérémonies

Porteurs petites bannières

Arbalétriers

 

Cette Nuit-là – l’Ommegang de Bruxelles

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            En 1980, à l’occasion du 50e anniversaire de la Société de l’Ommegang et des 150 ans de l’Indépendance, à la demande de la Société, les Editions TROIS ARCHES publient cet ouvrage de 83 pages. Le déroulement du spectacle est le même que celui du programme des sorties du Millénaire des 4 et 5 juillet 1979. De très nombreuses photos couleur des figurants de tous les groupes de cette année (excepté des arbalétriers !)composent les illustrations des pages. Pour les Arbalétriers, les concepteurs reprennent, en page 57, une reproduction de deux planches du programme de 1930, le char du Serment des Arbalétriers de Saint-Georges d’Oswald Poreau et le char représentant l’édification de l’église de Notre-Dame du Sablon par les Arbalétriers, de J. Dierickx. En page 58, des photos en noir et blanc, de 1930, l’une le Serment des Arbalétriers de St-Georges, et l’autre le char de la barque de Béatrice Soetkens, entourée d’arbalétriers. En pages 64 et 65, il est rappelé que c’est l’idée de célébrer le 550e anniversaire du Grand Serment Royal des Arbalétriers de Saint-Georges, par une manifestation grandiose, qui engendra la renaissance du cortège de l’Ommegang.

            Tous ces précieux documents, révèlent, démontrent, de manière évidente, si besoin est, que c’est aux Arbalétriers du Grand Serment Royal et de Saint-Georges que l’honneur de la renaissance de l’Ommegang doit être attribué. Il est donc superfétatoire de devoir étayer encore ce fait historique. C’est aux divers rédacteurs, journalistes, chroniqueurs, éditorialistes de s’en tenir aux faits et rien qu’aux faits. Depuis quelques années, on est forcé de constater que pratiquement tous les incipit des chapitres traitant de ce sujet, sont destinés à occulter l’action du Grand Serment de Saint-Georges. Cette conduite asymptotique des auteurs de ces textes,  semble révéler la cristallisation d’une malice récurrente dans le récit d’événements relatifs à notre vénérable Gilde. C’est Hegel qui nous rafraîchit la mémoire : « La ruse de la raison, est la substance même de l’histoire ». On peut estimer que, tromper le plublic, surtout s'il est non averti, et pervertir l'histoire de l'Ommegang et particulièrement en cette matière, voiler les faits et gestes historiques des Arbalétriers du Grand Serment de Saint-Georges, relève de l'ignorance ou de la malhonnêteté.  Voilà, très clairement le problème auquel nous sommes confrontés périodiquement. Les Compagnons du Grand Serment Royal et de Saint-Georges ont pour devoir de se dresser contre cette sorte de carpette attitude.

 Série de timbres émis en 1993

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